L’APR, 12 ans après, « organisée » mais non « structurée

L’Alliance pour la République (APR) qui fête ce mardi ses 12 ans d’existence dans le Landerneau politique sénégalais a réussi malgré « son âge », une prouesse que ses aînés ont toujours à rater, à savoir la conquête du pouvoir, sans être pour autant structurée ce qui ne veut pas dire que la formation politique du Président Macky Sall n’est pas organisée, nuance le parole Seydou Guèye dans un texte d’Emedia visité par Maderpost

POLITIQUE – Son chef dirige aujourd’hui les rênes du pays, mais pour beaucoup d’analystes politiques que l’APR, malgré ses exploits sur le terrain politique dont les plus retentissant restent leurs victoires aux présidentielles de 2012 et 2019 avec il est vrai le concours de partis alliés, demeure toujours un parti qui manque de structuration pour ne pas dire d’organisation.

Une remarque que ne partage pas totalement Seydou Guèye, ministre porte-parole de la présidence et membre parti. Pour lui, l’APR a fait un choix qui lui est propre et qui lui réussi bien.

« La question est toujours là. Ça préoccupe mais pour nous c’est une option. Nous avons fait l’option d’avoir un parti organisé, un parti capable d’aller gagner des élections. C’est mieux que d’avoir un parti avec des conflits permanents, de structuration parce que l’organisation c’est la démarche qui rationalise, qui permet d’avoir l’optimisation des activités », a expliqué Seydou Gueye, joint par téléphone par Emedia.

Selon lui, la situation, c’est une distribution du pouvoir « et aujourd’hui, en termes de structuration, nous avons des secrétariats nationaux qui sont occupés. Et au niveau local, nous avons toujours privilégié la démarche du consensus chaque fois que les bases sont d’accord pour avoir un coordonnateur que ce soit au niveau de la commune ou au niveau du département, c’est validé. L’APR n’est pas un parti comme les autres. Notre parti n’est pas comme les autres ».

Le parti a toutefois été secoué ces dernières semaines par le dissolution du gouvernement et la mise à l’écart de cadres, ainsi que par l’arrivée de l’ennemi, notamment Idrissa Seck, nommé président du Conseil économique, social et environnemental par le Président Sall.

Une arrivée dans la mouvance qui n’a pas plu à tout le monde et beaucoup le font savoir en agitant la possibilité pour le président Sall de briguer un troisième mandat. Une issue que l’on voit mal le leader de Rewmi accepter.

En attendant, le parti souffle ses 12 bougies.

Maderpost / Emedia

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