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Tout ça pour ça !

A quel document se fier sur le retour de l’affaire Karim Wade sur la place publique ? Au communiqué du ministère des Affaires étrangères précisant le contenu des échanges entre la Délégation sénégalaise et le Comité des droits de l’homme, lors de la présentation du reste très tardive, du cinquième rapport périodique sur le pacte international relatif aux droits civils et politiques ?

Ou alors, au document du Comité des droits de l’homme publié sur le site web du Haut commissariat des droits de l’homme des Nations unies ! Dont le rendu des propos sénégalais laisse pantois !

Certes, le document publié sur le site de cette organisation du système des Nations unies, indique qu’il est destiné à l’information et qu’il ne constitue pas un document officiel.

Il reste tout de même les réponses de la délégation sénégalaise consignées sur papier. Et ça, ce n’est pas une vue de l’esprit, encore moins des errances des médias sénégalais !

De quoi s’agit-il, si ce n’est comme écrit, de trois recommandations, envoyées par le Comité des droits de l’homme au gouvernement du Sénégal, en octobre 2018, d’une part, et des réponses services par la délégation, lors des échanges d’autre part !

Outre le fait que la délégation ait convenu, que le Sénégal a reçu en octobre 2018, une notification de constatation comprenant trois recommandations. A savoir, la détention arbitraire de Karim Wade et donc à sa libération, ensuite la réparation le concernant, et enfin, le droit à un recours effectif quant à l’examen sur le fond.

C’est cette même délégation, conduite par M. Samba Ndiaye Seck, Directeur de cabinet du secrétaire d’Etat auprès du garde des sceaux, qui indique que c’est sur la base de la première recommandation relative à la libération, qu’un décret de grâce a été signé par le Président de la République.

C’est toujours cette même délégation, qui fait savoir que les autorités sénégalaises sont prêtes à accorder une réparation et à cette fin, à actionner une procédure afin de déterminer le préjudice subi, et ce, non sans faire observer que depuis sa libération, Karim Wade ne s’est pas rapproché de la juridiction compétente, parce qu’il ne vit pas au Sénégal.

Et c’est encore cette délégation, concernant la troisième recommandation, qui admet qu’il y va de la nécessité pour le Sénégal de revoir et de modifier l’ensemble des juridictions, qui ne prévoient pas de recours.

C’est à cette même délégation qu’un membre du Comité des droits de l’homme a fait remarquer que « la grâce octroyée à M. Wade n’allait pas dans le sens de la constatation du Comité car elle n’annule pas la condamnation; or, c’est sur la base de cette condamnation que M. Wade n’a pas pu se présenter à la dernière élection présidentielle»

Je veux bien croire à un fake posté sur le site officiel d’une organisation des Nations-Unies. Je veux bien croire à une infox de la pire espèce, ourdie contre le Macky et son administration.

Mais il se trouve qu’il y a eu ces derniers jours, des faits patents, pas aussi condescendants qu’on voudrait le croire.

Mais à qui sait attendre, tout vient à point, pour dire tout ça pour ça !

Une chose de sûre, nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Sans sourciller nous avalerons la couleuvre. Nous n’avons pas le choix !

Fort heureusement, nous avons Serigne Moutakha Mbacké. Le régulateur politique et social à qui nous devons bien plus que nous croyons. Merci. Merci beaucoup Serigne Mountakha !   

Joummah Moubarack et bon week-end à tous

Charles FAYE

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