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Ma chronique du vendredi sur RFM : vous avez dit fast-track

CHRONIQUE – Bistra ! Fast-track !  Nous ne parlons pas russe, encore moins américain, mais sommes quand même assez intelligents, pour savoir que notre impatience capricieuse, ruineuse des grands projets, s’emporte souvent pour crier, « ney gaw » ! Et que ça saute !

Nous, si peu stressés, au point de ne jamais honorer les rendez-vous à l’heure H, savons comment mettre la pression, dans l’urgence, pour obtenir ce que nous voulons, rendu une fois et demi sur deux , à côté de l’exactitude.

Et oui ! Pour ce qui concerne les délais de livraison et la finition, on est plutôt slow track. Sans les détails qui font la perfection qui elle même n’est pas un détail ! Expression achevée de notre mindset largement partagé, coupablement insoucieux des bonnes pratiques et délivré conformes.

Il est heureux que le Macky veuille doper son administration à l’acide ascorbique, pour aller plus vite, plus vite même que le temps, afin de réaliser son PSE2.

Mais faudrait-il encore, que Président Macky, qui snobe grave ses alliés par ces temps qui courent,  nous dise ce qu’il fait du triangle magique économique.

Un ami à qui on ne la raconte pas, me dit qu’en Project Managment, le fast-track n’est qu’un élément du projet, ou alors le temps ou la durée dans un projet. Autrement dit, si la qualité n’est pas au rendez-vous, et que les coûts sont excessifs, autant passer en mode slow lane.

Aller vite, très vite, c’est bien, mais c’est encore mieux d’y associer la qualité et les coûts concurrentiels. Ce n’est qu’à ce prix que l’économie globale, les politiques d’équilibre, atteindront les trois objectifs du triangle magique très peu convoqué dans le Fast-Track Macky 2, à savoir la stabilité des prix, le plein emploi, l’équilibre extérieur. Sinon, on fait dans le fast-trap.

Faste à laquelle n’échappent pas nos amis cathos entrés dans le triddum pascal, depuis hier jeudi saint.

En ce Saint et Grand vendredi, où ils célèbrent la Passion du Seigneur, se distribue le ngalax, ce lien social, devenu le ciment du vivre ensemble entre musulmans et chrétiens du Sénégal.

Pour autant, cette vitalité vieille de plusieurs décennies, persistance d’une accroche certaine, ne doit pas nous détourner des réalités sociales, marquées par la montée des inégalités, dont l’enracinement engendrera davantage d’incivisme, au détriment de la cohésion sociale, au grand bonheur des antagonismes nourris par des intérêts et convictions divergents.

Tout ça pour dire que rien n’est jamais acquis à l’homme. Alors veillons et protégeons cette richesse inestimable. Agréable vendredi Saint !

Jummah moubarrack et bon week-end à tous !

Charles FAYE/RFM

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