Pénuries d’eau, accaparement des terres et d’autres sujets à la une

 Les quotidiens reçus jeudi à l’APS sont préoccupés par les sujets sociaux, dont les pénuries d’eau à Dakar, la gestion du corps médical et l’accaparement présumé des terres du village de Ndengueler, situé dans le département de Mbour (ouest).
PRESSE– Le Témoin Quotidien affirme que c’est ‘’un diagnostic sans complaisance’’ qu’a fait fait Mamadou Samb ‘’Delco’’, ingénieur et ancien directeur général de la Société nationale des eaux du Sénégal (SONES), interviewé par le même journal sur les pénuries d’eau à Dakar.

M. Samb, aujourd’hui consultant de la Banque mondiale, affirme que ‘’les pénuries d’eau dans la capitale ne prendront fin qu’avec la mise en service de l’usine de Keur Momar Sarr 3’’.

Une partie de cette usine sera mise en service ‘’avant décembre 2020’’, a assuré le directeur général de la SONES, Charles Fall, lors d’une visite du chantier, fin mai dernier.

En construction depuis avril 2018, dans la région de Louga (nord), cette infrastriucture d’une capacité de production de 200.000 mètres cubes d’eau par jour va approvisionner plusieurs régions du pays, selon la Société nationale des eaux du Sénégal.

Source A est préoccupé par la gestion faite du corps médical par le directeur des ressources humaines (DRH) du ministère de la Santé, qui ‘’a failli pousser les médecins doctorants à bouder les centres de traitement épidémiologiques (où se font soigner les personnes infectées par le Covid-19), le 25 juin’’.

Mais, selon le journal, le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, s’est rapidement employé à ‘’éteindre l’incendie’’ provoqué par un DRH ‘’admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite depuis plusieurs années’’, mais qui ‘’continue de [servir le] département ministériel’’.
‘’Proche du président Macky Sall, cet instituteur de formation (…) jouit d’un contrat spécial’’ grâce auquel il reste au service du ministère de la Santé, même s’il a atteint l’âge de la retraite, selon Source A.
Tribune affirme que la levée du couvre-feu a engendré ‘’la reprise d’une (…) activité dormante’’, celle des ‘’agressions, qui ont explosé en quarante-huit heures’’. ‘’Les abords de l’avenue Bourguiba, le rond-point du Jet d’eau et le rond-point de la Boulangerie Jaune’’, situés à Dakar, constituent ‘’l’axe de la terreur’’, l’endroit où sévissent le plus les agresseurs, selon Tribune.

‘’Une grande lueur d’espoir’’

Sud Quotidien raconte les ‘’rendez-vous ratés de Macky [Sall]’’ avec les Sénégalais. ‘’Les travers de la riposte étatique contre la pandémie de Covid-19 (…) ne sont que les toutes dernières manifestations d’une gestion de l’Etat encore en mal d’efficience. Huit années après la deuxième alternance, le Sénégal est ainsi toujours en quête d’un ‘modèle de démocratie efficace’, fondé sur une gouvernance politique gagnante pour les populations’’, écrit le même journal.

Il fait ‘’focus sur les rendez-vous manqués de la deuxième alternance, qui prouvent à quel point le président Macky Sall, dont l’élection, le 25 mars 2012, avait suscité une grande lueur d’espoir, est encore loin des engagements de rupture pris devant le peuple sénégalais’’.
‘’En pleine préparation de l’hivernage, Ndengueler est dans l’expectative à cause de ses champs confisqués au bénéfice du milliardaire Babacar Ngom. Malgré la présence dissuasive de la gendarmerie, les populations, qui vivent presque exclusivement de l’agriculture, promettent de défendre leurs terres au péril de leur vie’’, rapporte EnQuête.
Il consacre un dossier à l’accaparement présumé des terres de ce village, lequel est ‘’abandonné par les pouvoirs publics’’. ‘’Village dépourvu de tout, oublié par l’Etat, Ndengueler doit la quasi-totalité de ses infrastructures scolaires et sanitaires à un couple français’’, lit-on dans EnQuête.
L’As relaye les complaintes du Collectif des acteurs de la pêche au Sénégal, qui a reçu la visite du député Mamadou Diop Decroix. Le parlementaire, membre du groupe des Libéraux et démocrates de l’Assemblée nationale, est allé ‘’s’enquérir de la situation [d’un] secteur secoué par un bras de fer, entre le GAIPES (Groupement des armateurs et industriels de la pêche au Sénégal) et les autres acteurs’’.
‘’Devant les députés, le Collectif des acteurs de la pêche au Sénégal a [dénoncé] les agissements du GAIPES, qui veut faire du secteur de la pêche sa chasse gardée’’, écrit le journal.
‘’Depuis quarante-deux ans, le GAIPES (…) pompe nos ressources sans aucune transformation’’, dénonce un membre du collectif de pêcheurs.
Maderpost / APS

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