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Obscurantisme !

Qui trop embrase mal éteint. Nous autres Sénégalais prenons, depuis quelques années, un malin plaisir à servir une insondable folie sociale, au menu de notre égarement communautaire, entretenu par un prisme aussi dénaturé que dangereux.

Fous à lier, nous le sommes devenus. A force de démagogie et mégalomanie, de politiques foireuses et de couardise. C’est donc sans surprise, que nous en venons à faire n’importe quoi, parce que devenus n’importe qui. Monsieur tout le monde qui peut faire comme il l’entend, quand il veut, où il le souhaite, parce qu’il le peut. Au mépris de l’ordre, des droit des autres, du respect de la chose publique.

Et si Monsieur tout le monde veut et peut comme il l’entend a l’encontre de tout, pourquoi pas alors le collectif de tout ce beau monde, militant de plus en plus pour un tableau anarchique, dans lequel se dresse un foirail d’empoignes systémiques et systématiques ?

Allons savoir au nom de quoi, de quel droit, de quelle supériorité, de quelle norme sociale, des Sénégalais interdisent à leurs compatriotes, à une famille éplorée, d’enterrer leur mort ?

C’est quoi l’idée ? C’est quoi ce néo-obscurantisme que d’aucuns veulent imposer. C’est quoi ce Sénégal que l’on veut nous vendre ?

Veut-on nous frotter les uns aux autres pour goûter au plaisir de la vue chargée de corps déchiquetés sur nos rues sablonneuses ?

Cherche-t-on à monter un nouveau projet social théorisé par un monstre de la division, tapis dans des quartiers généraux de sanctuaires dormant ?

Voudrait-on baver d’hématies sur nos rictus déformés par des identités remarquables vengeresses et galvanisées par de néo-revendications aussi fanatiques, confuses que désunies ?

Il suffit en tout cas de toucher nos égos colporteurs de  flagornerie, pour savoir que nous jouons avec le feu. Pour nous dire, que nous avons atteint le plafond de verre, le seuil de nos intolérances que nos pseudos sensibilités à fleur de peau ont nourri sur l’autel de nos vanités.

Nous sommes en train de torpiller ce que nous avons de plus cher : notre enviée cohésion sociale, notre culture, nos valeurs, nos traditions, nos us, nos coutumes.

Normal, quand on perdu son identité et son authenticité, on ne peut qu’être n’importe qui, et faire donc n’importe quoi.

Mais sachons qu’être, c’est d’abord être ce que l’on est, avant d’en prendre conscience. Et Sénégalais, nous le sommes d’abord. Avant et après tout, ensuite.

Aly Ba, mon ami et frère qui nous a quitté mardi dernier, pour le grand voyage sans retour, le monde de vérité, aurait certainement mieux dit.

Aly, puisse Allah t’offrir le plus magnifique des jardins, dans le plus haut et le plus beaux des paradis. Va et sois en paix mon frère. Et que la lumière divine resplendisse sur toi afin que tu brilles pour l’éternité! Amen !

Joumamarak et bon week-end à tous

Charles FAYE

 

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