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Miss Sénégal 2020, guerre des plaintes dans l’affaire du viol présumé

D’une pierre deux coups : déposer une multitude de plaintes contre Aminata Badiane et le comité Miss Sénégal, et témoigner de leur soutien à Mariama Kébé dite Mamico Coco ! Après la plainte de Aminata Badiane, des organisations féminines préparent leurs contre-attaques. 

VIOL PRESUME MISS SENEGAL – Œil pour œil, dent pour dent ! La loi du Talion s’est faite loi dans l’affaire Miss Sénégal 2020. Après la plainte de Aminata Badiane visant Mamico Coco, Kader Gadji et X, d’autres sont à attendre. Mais, cette fois-ci, l’action «est portée par l’ensemble des groupes de femmes sur Facebook, des organisations féministes et des activistes féminines». Aminata Badiane devrait voir, à partir d’aujourd’hui, une multitude de plaintes planer sur sa tête et qui n’épargneront pas le comité Miss Sénégal qu’elle dirige.
Ainsi qu’annoncé par Codou Mouhamed Cissé, l’une des têtes de fil d’un collectif de soutien à Mamico, «une mobilisation est prévue ce mercredi 24 Novembre 2021 pour aller déposer collectivement nos plaintes individuelles contre Aminata Badiane et le comité Miss Sénégal pour apologie de viol et bien d’autres faits graves». Ce sera d’une pierre deux coups, puisque comme écrit par C.M. Cissé, «nous allons également soutenir ensemble notre sœur Mariama Kébé dite Mamico Coco à travers cette action». Pour elle, «ça fait le compte !» 
Elle risque une peine d’un à trois ans et une amende de 20 000 à 60 000 FCfa
De l’avis de cet avocat-juriste joint par L’Observateur, «les personnes qui veulent venir déposer plainte individuellement et en groupe, sont fondées à le faire». Revenant sur le viol, il souligne : «Quand quelqu’un se permet de banaliser cet acte, les femmes sont fondées à se plaindre», bien qu’il ne soit pas une question exclusivement féminine. Avec la précision que, «même si les plaintes ne sont pas recevables aux yeux du Procureur, ça peut au moins le pousser à prendre ses responsabilités. Au moins, il saura qu’il y a quelque chose qui s’est passée et qui est de nature à troubler l’ordre public». Dans ce cas, il y aurait de quoi s’inquiéter du côté de Amina Badiane et du comité qui seront visés. Puisque, «ces plaintes pourraient aboutir à des poursuites pénales», de l’avis de l’avocat. Il précise que l’apologie d’un crime ou d’un délit «est une infraction qui est prévue et punie par l’article 252 du Code pénal d’une peine d’emprisonnement d’un à trois ans et d’une amende de 20 000 à 60 000 FCfa».
Avant-hier, 22 novembre 2021, les conseillers de Aminata Badiane (à savoir Babacar Niang et Papa Mamaille Diockou, avocats au barreau de Paris) ont dénoncé ce qu’il considère comme une campagne de diffamation et d’injures publiques organisée par des «pseudos célébrités», et n’ayant pour objectif que de ternir la réputation de leur cliente et de porter atteinte à son honneur et à sa dignité. Ceci avait motivé leur plainte. L’effet-boomerang est là, et ils auront sûrement du pain sur la planche, avec cette avalanche de plaintes annoncée. D’autant plus qu’ils avaient déclaré vouloir régler le différend avec Mamico, Kader Gadji et autres devant la «Justice Institutionnelle» et non au niveau du «Tribunal Médiatique». «Le Tribunal Médiatique ne saurait triompher de la Justice Institutionnelle», ainsi avaient-ils conclu la plainte.
Maderpost / Igfm

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