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Economie heure H

Je n’ai pas rêvé, encore moins halluciné. Les hommes politiques sont restés muets le 26 septembre dernier, sur le cauchemar survenu, 18 ans plus tôt, au large des eaux territoriales de la Gambie. Le naufrage du bateau le Joola.

Contrairement au malheur qui se transmet tout comme une blessure, la culpabilité elle ne se transmet pas.

Pourquoi nous étonner alors, comme le soutient un cher aîné, que tous soient frappés, opposition comme pouvoir, d’une cécité commune et contagieuse passagère, aliénée par un glaucome contextuel.

18 ans sont, sans doute, assez vieux, pour que l’on considère enfin sénile le drame et passe sous silence, la plus grande catastrophe maritime du monde.

Comme si, l’oubli pouvait effacer le devoir de mémoire et laver la culpabilité adoubée en son temps, par un pouvoir cynique et une lâcheté collective.

Que c’est triste pour les familles des victimes, dont les enfants devenus eux-mêmes des victimes, n’auront jamais un 26 septembre, comme nous autres, comme celui par exemple, des enfants des coupables et Dieu sait qu’il y en a, dans ce drame snobé par ce que nous avons de mieux en commun et partageons avec insouciance et indiscipline notable : l’indifférence.

Après tout, le drame du Joola n’est devenu qu’une date à palabres et l’affaire d’une région. Pas la peine de renflouer le Joola, en dépit des demandes douloureuses. Pas la peine d’organiser une commémoration digne de ce nom.

Voilà comment 2000 morts passent par perte et profit. Ce n’est pas l’envie qui manque de plagier Cambronne, tant monte le souffre, mais, restons zen et stoïques et continuons le combat, non pas pour la rédemption, mais l’avènement d’une conscience citoyenne effective.

Nous ne pouvons pas faire autrement de toute façon, il y a va de notre survie, dans ce monde en pleine déconfiture et nationalisme exacerbé.

C’est le moment de comprendre les enjeux d’un monde plus complexe et prendre le pari d’un nouveau paradigme, auquel nous invite le Macky, requinqué par les fonctionnaires froids du FMI.

La relance économique, tout aussi nécessaire, incontournable et vitale, passe par une cartographie maîtrisée du foncier, la formation d’ouvriers agricoles, la maintenance de la mécanisation, la transformation, le secondaire, le tertiaire et le digital.

Mais faudrait-il encore, que le secteur privé soit soutenu, accompagné.

Les investisseurs étrangers n’attendront pas.

Conscients que la demande mondiale va s’accroître, que les enjeux économiques seront monstrueux, que la production agricole et la transformation sont assez essentiels, pour ne pas dire pressants sur notre continent peuplé d’un milliard deux cent millions Africains, ils n’attendront pas que le Sénégal se mette au diapason du nouvel ordre mondial.

L’heure H de l’économie sonne.

Puisse Touba prier pour nous en cette 126e édition du Magal. Akassa !

Jummah Mubarak / bon week-end à tous et excellent Magal

Charles FAYE

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