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Bouba à jamais !

Je ne sais pas trop par où commencer. L’émotion, certainement ! Etreignante et contraignante, elle dicte sa loi, confinant la voix à l’étranglement, l’inspiration au silence, alors que tout mon corps et esprit ne sont que révolte et douleur continue, ballotés par cette vague déferlant sans retenue, sur un ressenti pavé de gémissements, vide de repentir, bourré d’indifférences et suffisances.

Qu’avons-nous fait, pour mériter autant de peines, autant de déchirures, d’inepties, en ce 2020 de toutes les soustractions ?

Faut-il aller voir dans l’indécence de l’antécédent constant cher à notre ADN, pour s’imprégner de vérités frappantes, royalement ignorées par notre incivilité commune et lâcheté comminatoire ?

Il n’en dira rien. Non pas parce qu’il ne le veut, ou qu’il s’en moque éperdument, mais parce qu’il n’est, comme il ne sera plus, pour en dire peu ou autant, sur ce qu’il croit et encore moins sur son œuvre un soir d’un 31 mai 2002.

Dans ce mélange glaçant, saisissant, relevant de sentiments contradictoires bouleversants, d’une part, à cause du profond dégoût, né du mépris et du silence, globalement coupables, unilatéralement et lâchement assumés dans cette salle affaire de séquestration, et d’autre part, par la perte précoce d’un héros, digne fils de Rufisque, qui arrache les larmes et fend le cœur.

Pour avoir vu le colosse marcher sur les bleus, pour l’avoir vu écrire en lettres éternelles, son nom et celui de sa patrie, dans le marbre du Mundial, pour avoir vécu des moments, qu’il n’était nullement espérer d’envisager, dans nos rêves les plus fous, de journalistes reporters d’une Coupe du monde à jamais incrustée dans l’histoire, pour être devenus le centre du monde et les ambassadeurs d’un leadership jamais incarné à ce niveau, je ne peux que regretter avec force et sincérité, la faiblesses du poids des mots, pour saluer la mémoire d’un Lion, qui a porté haut les couleurs de son pays, et très loin les valeurs de jom, de fayda, de foulah, de koloré et woloré, qui ont bercé nos enfances et désormais ignorés par la sous-culture, qui a pris ses quartiers dans nos quotidiens misérables.

Des mots, rien que des mots, que trouver d’ailleurs d’autres, pour magnifier le courage, la souffrance silencieuse, d’un Lion parti dans mot dire. Loin de la pantalonnade de vie et ses maux laids, visqueux, que nous érigeons en normes sociales et identités d’une fausse authenticité.

Dans cette tristesse qui nous afflige, nous nous serions bien passés de faits divers sordides, mais qui en disent hélas très long sur ce que nous sommes devenus.

Petit, Tu ne l’as jamais été Pape Bouba Diop, et tu ne le seras jamais.

Aux jeunes d’apprendre de toi et de s’inspirer de ton leadership retentissant. A Allah de t’aménager le deuxième et dernier tiers afin que tu illumines le milieu paradisiaque. Que puis-je dire encore de plus et mieux Pape Bouba, sinon dieuredieuf Gaïndé !

Jummah Mubarak et bon week-end à tous

Charles FAYE

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