125 millions de CFA du Pnud à une vingtaine de PME sénégalaises

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a octroyé une subvention de 125 millions de francs CFA répartis entre 20 Petites et moyennes entreprises sénégalaises pour les aider à se restructurer et à faire face à de nouveaux investissements visant à juguler les impacts négatifs de la COVID-19, a-t-on appris jeudi du secrétaire général du ministère du Commerce et des PME, Samba Ndao.

FINANCEMENT – Les entreprises concernées sont implantées dans les communes de Ndiob, Ndiaffate, Bargny, Mont-Rolland et Sandiara, a-t-il précisé au cours d’un atelier du comité de pilotage du projet conjoint « Plateforme Covid-19 pour l’appui au secteur productif des groupes vulnérables ».

La sélection des entreprises retenues pour ce financement s’est faite par le biais d’un « processus clair et transparent dans ces cinq communes pilotes », a affirmé Samba Ndao.

Ce financement vise à renforcer la résilience des communautés à travers la décentralisation et le développement local, a expliqué le secrétaire général du ministère du Commerce et des PME, qui a évoqué « les impacts désastreux » de la pandémie de la COVID-19 sur l’économie nationale, notamment sur les micros et petites entreprises.

Selon M. Ndao, le projet lancé en juin 2020 vise à soutenir le plan national de riposte Covid-19 du Sénégal, à travers un appui financier aux « porteurs de dynamique locales de développent ».

Dans ce cadre, a-t-il expliqué, le système des Nations unies a élaboré, via le PNUD, ce projet conjoint « pour renforcer la coopération entre les différents acteurs et promouvoir une impulsion du développement économique local, le développement des filières, l’autonomisation des femmes et des jeunes par la promotion des potentiels locaux ».

Avec l’Agence pour le développement des Petites et moyennes entreprises (ADPME) comme partenaire de mise en œuvre, le projet, outre l’appui financier en question, va accompagner les groupements choisis dans le domaine technique, a dit son directeur général Idrissa Diabira.

Il a cité une étude consacrée à l’impact de la Covid-19 sur 800 micros et petites entreprises dont les résultats ont montré que 95% d’entre elles « ont été fortement impactées par la crise sanitaire ».

Les PME sénégalaises, estimées à 400.008 unités en 2017 par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), demeurent « une frange majeure de l’économie mais la majorité d’entre elles sont informelles même si elles sont au cœur de la création de l’emploi avec une contribution majeure dans le PIB », a ajouté M. Diabira.

Malgré une productivité faible faute de capital, de savoir-faire, de formation, de technologies et de crédit, ce segment de l’économie contribue à hauteur d’environ 55% du PIB du Sénégal et occupe plus de 94% de la population active, selon le DG de l’ADEPME.

« Ceci démontre à souhait la nécessité de les accompagner et de leur apporter le soutien nécessaire afin de surmonter la crise sanitaire », a souligné M. Diabira.

Selon le maire de Ndiob (Kaolack), Omar Ba, représentant les communes pilotes, « l’option de territorialisation de ce projet qui s’appuie sur les élus locaux’’, est « une démarche conforme à la vision de l’Etat ».

« Ce projet est l’illustration parfaite de la politique de territorialisation et d’une démarche inclusive. Les municipalités ont été associées dans la conception et la stratégie de mise en œuvre », a souligné le maire de Ndiob.

Il a aussi loué « la démarche multi-acteurs » liée à la mise en œuvre de ce projet, estimant que la réponse relative au développement local doit concerner davantage d’acteurs.

Le premier lot de 20 entreprises bénéficiaires n’a de sens que si l’appui s’élargit à l’ensemble des jeunes et femmes qui s’activent dans les petites et moyennes entreprises, a indiqué le représentant adjoint du PNUD, El Kebir Mdarhri Alaoui.

Maderpost / Aps

 

« Passer de cinq à l’ensemble des municipalités est la partie la plus difficile sur laquelle nous nous attelons avec l’ensemble des partenaires pour la réussir », a-t-il confié.

 

La plateforme d’appui au secteur productif des groupes vulnérables, dont la mise en œuvre va durer trois ans (2020-2022), est conçue pour créer de l’emploi et de la valeur ajoutée au niveau local, en bénéficiant du financement du Système des Nations unies au Sénégal sous la houlette du PNUD.

 

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