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Une histoire à dormir debout !

Une histoire surréaliste impliquant un commissaire de police et ses éléments et un docteur en pharmacie, M. Cheikhouna Gaye ayant eu lieu à la pharmacie Fadilou Mbacké est racontée par le pharmacien. Surréaliste !

AGRESSSION – Selon le Dr Cheikhouna Gaye qui raconte l’histoire dans une vidéo, un individu a souhaité acheter le vaccin antitétanique Tetavax (un médicament anti-infectieux en suspension injectable en unidose indiqué dans la prévention du tétanos) alors qu’il n’avait pas une ordonnance, quand bien même le médicament pourrait être obtenu sans ordonnance, parce n’étant pas des tableaux A, B et C (liste officielle des médicaments contenant des substances vénéneuses utilisées en médecine et dont l’achat, la détention, la vente et l’emploi sont réglés par le décret du 19 novembre 1948).

Cela dit, le pharmacien peut refuser de le céder s’il n’est pas satisfait des réponses données.

Effectivement, Dr Gaye peut refuser de vendre le médicament parce que les contre-indications assez claires indiquent de ne jamais prendre le Tetavax si le sujet est allergique à l’un des composants du vaccin (Anatoxine tétanique hydraté ³ 40 U.I., adsorbée sur hydroxyde d’aluminium hydraté 0,6 mg Al, chlorure de sodium, phosphate disodique dihydraté, phosphate monopotassique, eau pour préparations injectables); ou si le le sujet présente des réactions allergiques ou un désordre neurologique après une présente injection de vaccin; ou encore s’il est fiévreux ou souffre d’une maladie aiguë ou chronique en période évolutive.

Le Dr Gaye peut refuser de céder le médicament parce qu’il sait que ce médicament, qui doit être conservé à une température comprise entre 2ºC et 8ºC et utilisé rapidement après ouverture, peut non seulement avoir des effets indésirables, mais encore des effets plus graves, notamment le choc anaphylactique, soit une manifestation d’hypersensibilité immédiate due à la libération de médiateurs vasoactifs chez un sujet au préalable sensibilisé qui entrainerait alors une réaction allergique exacerbée, provoquant dans la plupart des cas de graves conséquences et pouvant engager le pronostic vital.

Voilà les raisons aussi simples mais absolument mais de vigueur, en principe, pour lesquelles le Dr Gaye peut ne pas délivrer le médicament à l’individu qui s’avère être le commissaire de police, M. Sangaré des Parcelles Assainies.

La suite est digne d’une République bananière. V

Charles FAYE

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