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Sur les traces de « l’ouragan Kafrina »

REPORTAGE

REPORTAGE – Une semaine après le vent violent suivi de fortes pluies qui sont tombées sur la ville de Kaffrine, causant d’énormes dégâts matériels et un lot de désolation chez les populations, une équipe d’IGFM s’est rendue dans la capitale du Ndoucoumane pour faire un état des lieux après le passage de… »Kafrina ».

Tristesse et désolation sont les sentiments les mieux partagés à Kaffrine. En cette journée du samedi 07 Juillet, la ville semble vivre au ralenti. Les rues sont presque vides. Les conducteurs de moto-taxis nichés au grand rond-point, à quelques jets de pierre de la mairie, guettent l’arrivée d’un éventuel client. De temps en temps, ils jettent un regard furtif vers le ciel, l’implorant de ne pas encore ouvrir ses vannes. La hantise des inondations est encore vive dans leurs esprits.

A notre arrivée à la mairie, les lieux étaient vides. Seul le gardien semble prendre un peu du bon temps autour d’un fourneau pour prendre du thé. Après les présentations d’usage, il nous indique la maison de M. Ndao, premier adjoint au maire de Kaffrine.

Sur place, ce dernier qui a fini de faire ses prières, nous met en rapport avec M. Coumba Ndoffène Diouf, chef de cabinet du maire de Kaffrine pour faire un tour sur les sites qui ont subi des dégâts.

1ere étapeDiamguene TC derrière la mairie.

Un baobab gît sur la route. « Vous voyez l’ampleur des dégâts. C’est le vent violent qui a fait tomber ce baobab. Le passage est presque bloqué », nous dit notre guide. Rencontré sur la route, Modou Seynabou confie : « Je suis artiste. Nous sommes très fatigués par les inondations à Diamguene. Nos enfants, nos épouses, nos mamans, sont malades à cause des saletés générées par ces inondations. » Les routes sont pleines d’eau. Il entonne une chanson pour Kaffrine…(Ndlr : Lire à la Découverte de l’artiste Modou Seynabou…ultérieurement)

2eme étape. L’hôpital de Kaffrine

Un autre baobab géant qui était à l’entrée est tombé sur l’ancien logement de l’Infirmier chef de poste (Icp). Heureusement, au moment où il cédait sous la forte pression du vent, il n’y avait personne.

Mais on constate à l’intérieur de la cour que le hangar qui servait de parking a été complètement endommagé. Les véhicules ont pu être évacué à temps.

Trouvé devant l’hôpital, Kéba Nguer, taximan, chef de « l’arrêt de l’hôpital » témoigne. « Quand le vent a commencé à souffler, je me suis garé. Le vent était tellement violent que le baobab n’a pas pu résister aux rafales ».

« A Kaffrine quand il pleut, on a des problèmes pour circuler correctement surtout du côté du marché. Quand un client me demande de l’amener vers le marché, je lui dit carrément que je ne peux pas. Parce que dans ces parages, il est impossible de circuler à cause des eaux stagnantes », poursuit-il.

Gallo Diaw, mécanicien ayant pignon sur rue devant l’hôpital, abonde dans le même sens : « C’est très difficile avec les inondations. Quand il pleut, c’est infernal à Kaffrine. Difficile de circuler. Il nous faire de bonnes routes. Quand il pleut, après chaque déplacement, on a des courbatures à cause de l’état dégradé des routes. Il faut que les autorités nous aident à changer les choses », prie-t-il.

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