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Ndella Pouye s’occupe de sa famille en vendant des légumes

Pour la journée de la femme, nous vous proposons une petite série de reportages portraits au Sénégal sur des femmes dites « gagne peu » qui gagnent difficilement leur vie mais qui parviennent à nourrir leurs familles grâce à leurs activités.

GENRE – Ndella Pouye est une vendeuse de légumes, elle exerce cette activité depuis 6 ans. Avec un mari à la retraite et 5 enfants à nourrir, teint noir, silhouette imposante, cette dame a fait des sacrifices au profit de sa famille.

« Je me suis installée en ville depuis plus de 6 ans. Je vends une variété de légumes. Mes débuts ont été difficiles, car la municipalité nous interdisait de vendre des légumes à côté du trottoir. Aujourd’hui, les choses se sont calmées. Je rends grâce à Dieu ».

Du haut de ses 40 ans, Ndella s’approvisionne au marché castor de Dakar. Elle nous confie que par moments, il est très compliqué pour elle de tirer son épingle du jeu.

« Le kilo de chou je l’achète à 300 francs et je le revends à 500 francs CFA. Le kilo de carotte je l’achète à 1000 et je le revends à 1200, Idem pour le citron. Pour chaque article je cherche un bénéfice de 200 francs CFA. Les grandes surfaces nous rendent la vie difficile car ils ont investi notre domaine d’activité. Les gens préfèrent de plus en plus s’approvisionner là-bas ».

Partie de rien, Ndella assure plusieurs charges, dont la dépense quotidienne de sa maison.

« J’ai toujours refusé de tendre la main, voilà pourquoi je me bats bec et ongle pour subvenir aux besoins de ma famille et épauler mon époux ».

Son crédo: vivre au jour le jour, vivre le moment présent. Et c’est pourquoi elle ne tient pas de comptabilité quotidienne.

« Très compliqué de faire une comptabilité régulière, j’investis tous les jours 10000 f et il m’arrive de finir ma journée avec 6000 F. C’est un petit commerce ; Mais je rêve d’agrandir mon capital et bien sûr mes activités ».

Chez Ndella, la vente de légumes est une histoire de famille. Et c’est avec fierté qu’elle nous la raconte.

« Ma mère était vendeuse de légumes, mes frères aussi ils n’avaient pas de complexe à le faire. Aujourd’hui, tous les biens qu’ils ont c’est grave à la vente de légumes et c’est une fierté ».

Toutes les femmes sont des reines, mais cela ne devrait pas empêcher aux dames de travailler afin de gagner leur vie dignement: C’est la conviction de Ndella Pouye.

Source : voaafrique

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