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Appui budgétaire de 180 millions de dollars de la BM au Senegal

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APPUI – Madame Louise Cord, directeur des Opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, la Mauritanie, la Gambie, la Guinée Bissau et Cabo Verde, « a espéré, jeudi 10 janvier à l’occasion de la signature de l’accord d’un deuxième appui budgétaire aux réformes structurelles d’un montant de 180 millions de dollars, que la signature de ce financement sera l’amorce d’un renforcement du partenariat entre le Gouvernement du Sénégal et le Groupe Banque mondiale qui a été récemment magnifié lors du Groupe Consultatif à Paris.

« D’ailleurs c’est à cette occasion que nous avons signé deux accords de financements, un projet en faveur de la Petite Enfance pour un montant de 75 millions de dollars ce qui va permettre le développement précoce des capacités de plus 200.000 enfants de moins de 5 ans qui fréquentent les écoles maternelles, les Cases des tout-petits et les Daaras (écoles coraniques), et un deuxième projet pour l’Employabilité des Jeunes à travers l’apprentissage non formel au Sénégal pour un montant de 53 millions de dollars qui va cibler plus de 20.000 apprentis et 400 maitres-apprenti, tout en renforçant les systèmes d’apprentissage du pays », a-t-elle précisé au ministère de l’Economie, des Finances et du Plan.

« Selon elle, « tout cela démontre l’attention que votre Gouvernement consacre au développement du capital humain ainsi que la volonté de la Banque mondiale à tenir ses engagements financiers annoncés par le Vice-Président pour la Région Afrique, Monsieur Hafez Ghanem lors du Groupe consultatif ».

A cette occasion il avait été annoncé que les réformes accomplies ces dernières années dans les secteurs de l’énergie, des télécommunications et de l’économie numérique avaient permis de débloquer ce financement de 180 millions de dollars des Etats Unis, approuvé le 14 décembre 2018 par le Conseil d’Administration de notre institution.

Ce qui « constitue le plus important appui budgétaire jamais consenti par la Banque mondiale au Sénégal. Cet appui constitue une première opération qui avait été approuvée en juin 2017 pour 60 millions de dollars », a encore dit Madame Louise Cord.

Ce deuxième appui à la politique de développement pour des réformes structurelles multisectorielles « vient reconnaître les efforts du Gouvernement du Sénégal au cours des 18 derniers mois ».

Ces réformes ont permis de renforcer la gouvernance et la gestion du secteur de l’énergie afin de réduire les coûts, d’améliorer la fiabilité et de faciliter un accès plus équitable à l’électricité. En plus des mesures prises pour renforcer la soutenabilité financière de la Senelec, la Stratégie Gas-to-Power permettra d’approfondir le changement du mix énergétique et de prendre avantage des importantes réserves gazifières pour fournir de l’électricité à moindre coût à la population sénégalaise.

L’appui budgétaire a également soutenu les mesures prises pour renforcer le cadre juridique et réglementaire du secteur des TIC pour cimenter la qualité de la gouvernance du secteur, améliorer la concurrence pour impulser la mise en œuvre des projets de la Stratégie Sénégal Numérique 2025, faciliter les investissements publics et privés et, par conséquent, un meilleur accès des populations à Internet et à un coût qui devrait normalement baisser.

« Dans cette perspective, nous sommes convaincus que la mise en exécution du nouveau Code de Télécommunications, la nomination des membres du Conseil National du Numérique et la concession des capacités inutilisées du vaste réseau de fibre optique de l’Etat donneront un formidable coup d’accélérateur à l’usage d’Internet au Senegal », relève Mme Cord.

De plus, ce financement salue aussi les efforts visant à renforcer les fondements politiques, institutionnels et financiers de l’économie numérique. Les mesures prises pour généraliser le recours aux différentes formes de télépaiement pour les recettes et dépenses de l’administration publique sont particulièrement importantes. Elles doivent permettre d’améliorer le climat des affaires, l’efficacité et la transparence de l’administration, mais également stimuler le marché des services financiers numériques. En effet, les TIC et l’économie numérique sont essentiels à la compétitivité et à la transformation économique du Sénégal, un objectif majeur du PAP2 du Plan Sénégal Emergent.

Selon la fonctionnaire de la Banque mondiale, les performances de l’économie sénégalaise « tant saluées » par les partenaires publics et privés lors du Groupe consultatif doivent « encourager à poursuivre vos efforts dans l’avancée des réformes structurelles, telles que définies dans le PSE ».

« En effet, le maintien des taux de croissance élevés de l’économie sénégalaise va nécessiter encore plus de rigueur pour éliminer les goulots d’étranglement restants dans ces secteurs clé et continuer à promouvoir la croissance inclusive. »

Dans ce contexte, la Banque mondiale « réaffirme sa disponibilité pour commencer à travailler sur la réalisation d’une troisième opération de soutien aux réformes, avec comme objectif de poursuivre la consolidation de la SENELEC aux aspects financiers, techniques et de gouvernance ; d’avancer dans la transition vers l’utilisation du gaz pour la production d’électricité ; de permettre l’entrée de nouveaux opérateurs dans le secteur des télécom et de l’internet, les FAI; et de développer les plateformes institutionnelles, légales et réglementaires pour consolider les fondements de l’économie numérique ».

Maderpost

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