ActualitésEconomie

Agriculture sans science !

Le chef du bureau de la formation professionnelle au ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural (MAER), Abdourahmane Faye, a suggéré lundi « l’utilisation effective » des connaissances scientifiques en vue de rendre le secteur agricole plus performant. 

AGRICULTURE – « L’utilisation effective des connaissances dans les activités agricoles permet de réduire les inefficacités des systèmes, rationaliser les coûts de production, augmenter les rendements et améliorer les décisions », a-t-il indiqué dans un entretien avec l’APS.  

Selon lui, « en misant sur les intrants et le matériel agricole, les politiques agricoles dépensent beaucoup d’argent pour peu de résultats ».  « Par exemple, le budget du ministère de l’Agriculture est passé de 40 milliards en 2000 à 200 milliards en 2018, soit une multiplication par 5 », a relevé M. Faye, également président du Réseau des acteurs de la formation agricole et rurale du Sénégal (FARSEN). 

Il a signalé que ’’dans la même période, le taux d’autosuffisance céréalière a progressé de 50% à seulement 58%’’. « C’est comme une course où les dépenses ont pris l’ascenseur, et les performances les escaliers », fait-il remarquer. 

« Pour inverser cette tendance, dit-il, il faut associer les savoirs locaux des agriculteurs avec les connaissances techniques et scientifiques des chercheurs. »  

Il a estimé que « les coûts seront d’autant plus réduits, qu’on utilisera les étudiants encadrés par leurs professeurs pour mener des recherches sur les problèmes auxquels sont confrontés les agriculteurs ».  

« Tant qu’on n’aura pas utilisé suffisamment la connaissance scientifique dans l’agriculture, on ne changera pas radicalement les choses », a-t-il prévenu. 

Selon lui, « tous ceux qui sont mieux avancés, ce n’est pas parce qu’ils ont mis beaucoup plus d’argent que nous dans le secteur, mais c’est parce qu’ils ont innové plus que nous »

’’Nous avons constaté que l’utilisation de la science pour améliorer la production agricole est possible ; c’est intéressant, c’est la bonne voie, mais il y a encore beaucoup d’efforts à faire’’, a conclu Abdourahmane Faye.

Source : APS

Articles relatifs

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close